Dans un des tout premiers articles, je te donnais quelques pistes pour trouver un emploi au Maroc.
J'avais donc abordé la possibilité des métiers digitaux, les métiers dits “freelance”.
Travailler en freelance ? Ça veut dire être indépendant.
En gros, tu es autonome (sans contrat de travail longue durée). Développeur, web designer, rédacteur, copywriter, consultant SEO, graphiste ou illustrateur par exemple.
Tu bosses à ton compte et tu fixes tes tarifs, tes horaires… sans patron sur le dos !
Et bien sûr, un métier digital, tu le pratiques où tu veux ! Rien ne t’empêche donc de devenir freelance au Maroc…
Dit comme ça, c’est le rêve, non ?
“Oui, bah alors Soukayna, il est où le problème ? Ça a l’air sympa comme idée… »
Oui, ça l’est ! Mais… ça n’est pas FACILE.
Pour en vivre convenablement, ça demande du temps et de l’expérience.
Je vais donc essayer de te donner dans cet article tous les conseils pour réussir, bi idni Llah…
Oui mais « formation » ne veut pas forcément dire enseignement payant. On retrouve beaucoup de contenu gratuit sur YouTube, OpenClassrooms ou Udemy.
Il existe également des livres, parfois plus pratiques qu’une formation (et bien moins chers).
Avec un bon livre, tu peux surligner des passages, faire des annotations, mettre des marque-pages et y revenir plus régulièrement.
La formation payante (lorsqu’elle est de qualité) est un véritable raccourci, surtout quand il s’agit de choses techniques.
En fonction du métier ou de la compétence qui t’intéresse, à toi de voir ce qui est le plus cohérent et le plus accessible pour ton budget.
Je vais peut-être te décevoir, mais elle ne s’arrête jamais. On apprend tous les jours.
Soit de nouvelles notions, des nouveautés… Ou bien parce qu’avec l’expérience, tu vas tester, trouver des raccourcis, des facilités et pratiquer aussi plus vite.
C’est un fait et il faut l’accepter. C’est en pratiquant qu’on devient efficace.
Tu peux commencer tes séries d’abdos demain, tu ne verras rien… Tu auras sûrement mal (si comme moi ça fait très longtemps !) et pourtant… Aucun résultat.
Beaucoup abandonnent le sport très rapidement d’ailleurs, n’est-ce pas ?
Eh bien, c’est pareil avec le cerveau et sa partie “créative”, c’est du muscle et ça se travaille.
Plus tu vas dessiner des logos, plus tu vas avoir des idées, mais aussi plus tu vas coder et plus tu vas être rapide : logique, non ?

C’est ici qu’on retrouve deux extrêmes : l’effet Dunning-Kruger et le syndrome de l’imposteur.
Le premier, c’est un biais cognitif (une sorte de filtre dans notre cerveau) qui fait que plus on est incompétent, plus on a tendance à surestimer nos capacités.
De l’autre côté, nous avons le célèbre syndrome de l’imposteur, comme on dit.
Ça, c’est la personne qui a beau avoir lu beaucoup de livres, écouté plusieurs formations et podcasts… Elle connait beaucoup de choses, bien plus que la plupart des gens…
Pourtant, elle n’arrive pas à se lancer et à estimer la valeur réelle de ses connaissances (je le connais bien celui-là !).
La solution ?
Dans le premier cas : mets-toi à la place du client qui t’accorde sa confiance.
Es-tu sûr de ce que tu fais ? Est-ce que tu paierais ce prix-là, toi ?
Être en hijra n’est pas une raison légitime pour abuser sur les prix et vouloir absolument faire rentrer un max d’argent.
On est censé devenir meilleurs et désirer le bien pour nos frères et sœurs (comme on le souhaite pour nous-mêmes), mais il ne s’agit pas non plus de se brader et de se laisser abuser !
On cherche un juste milieu idéal pour nous et pour le client.
Dans le deuxième cas… L’expérience, il n’y a que ça qui nous rassure sur nos capacités…
C’est ça la règle : SE LANCER. Dans tous les cas, même l’échec te forme !
Généralement, on ne réussit pas tout de suite, il faut être prêt à se crasher !
Mais, quoi qu’il arrive, c’est toujours mieux que de ne jamais essayer !
Dis-toi que c’est ok de tomber, sinon à l’heure actuelle personne ne saurait marcher ni faire du vélo !
(En grandissant, on se prend trop la tête…)

Il existe des plateformes de mise en relation pour commencer comme Comeup, etc.
Mais… difficile trouver sa place parmi tous ces profils ! Comment se démarquer ?
Il vaut mieux te demander : Qui est mon client idéal et où est-il ?
Je m’explique : Instagram par exemple, qui est très visuel, c’est peut-être une bonne plateforme pour des graphistes, des infographistes, tous ces talents-là.
On aime, on like, on suit… Un jour, si on a besoin, on demande le tarif.
Pour la rédaction web par contre, je doute que ce soit une plateforme hyper efficace…
(sauf pour te faire un réseau de rédacteurs, mais moins pour trouver de bons clients)
En fait, tu n’as pas vraiment le choix : pour trouver des clients, il te faudra démarcher et conseiller en privé.
Apporter de la valeur et démontrer ton expertise.
Tu vois que ce site pourrait améliorer son SEO ? Contacte-les directement pour les avertir que tu peux les aider et leur expliquer comment tu vas les aider.
Tu vois qu’un logo n’est pas très représentatif ? Explique à la personne (sans la vexer, attention) que tu pourrais améliorer l’image de marque de son entreprise et lui faire une charte graphique en lui expliquant pourquoi c’est nécessaire et ce qu’elle y gagnera.
En gros, il ne faut pas rester passivement sur sa page et attendre qu’on frappe à ta porte.
Il faut démarcher et ne pas hésiter à relancer plusieurs fois.
Ne mise pas tout sur les réseaux : le gros du travail, c’est en privé, par mail ou messagerie.
Tu peux également choisir de collaborer avec une agence de marketing digital pour quelques missions.
Là aussi, de toute façon, il te faudra prospecter.
Normalement oui.
Le statut autoentrepreneur au Maroc te coûtera entre 0,5 % et 1 % de tes revenus. En France, c’est plus de 20 %…
Par contre, ça ne marche qu’avec des dirhams. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’entrepreneurs en ligne ouvrent des sociétés dites « offshore ». On aura l’occasion d’en reparler in chaa Allah.
La France est l’un des pays les plus taxés au monde… Si tu as une carte de séjour ou la nationalité et que ta clientèle vit au Maroc : fonce… !
Bien sûr ! Mais il ne faut pas être trop pressé. Garde en tête que :
Au départ, tu ne seras certainement pas rentable.
Tu devras charbonner 💪 etdémarcher.r
Tu seras sûrement contraint(e) de diminuer (un peu !) tes prix au début et de les augmenter petit à petit.
Il faudra te former sans arrêt pour rester à la page et améliorer toujours plus ton expertise.
Tout ça, c’est beaucoup de travail au départ… Puis avec le bouche-à-oreille et les recommandations de tes clients satisfaits, tu auras de moins en moins besoin de démarcher.
Tu pourras ainsi augmenter tes tarifs avec ton expérience et tes résultats.
J’espère que cet article t’aura été utile ! En tout cas moi, j’ai été ravie de l’écrire.
Je t’encourage à te lancer et à ne pas avoir peur de te ramasser.
Beaucoup de du'a et alhamduliLlah 3la kulli hal !
Ps (pour mes sœurs) : si tu n’es pas dans un cas de force majeure, pense à ta famille et ton foyer avant toute chose.
Trouve un juste milieu.
Avoir une activité, ça peut faire du bien : apprendre de nouvelles choses nous stimule et nous sort de notre routine.
Devenir freelance au Maroc peut être un réel bénéfice pour ton foyer, si tu es plus épanouie. Mais fais quand même très attention… Shaytan nous attend à la moindre opportunité.
La recherche de la subsistance, ce n’est pas notre rôle… 🌺
Qu’Allah te préserve, à très vite in chaa Allah.
Alors freelance au Maroc : ça te tente ?
Tu peux laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir !
À PROPOS
Nous t’avons préparé des articles pour répondre à tes questions les plus fréquentes sur divers thèmes : la foi, la vie au Maroc, le travail et le darija.
Tu trouveras tout ce dont tu as besoin, in chaa Allah.